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Get Off My Caisse! Indigenous Land Defenders against Fossil Fuel

octobre 12 @ 18 h 00 min - 20 h 30 min

***** La version française de la description de l’événement se trouve après le texte anglais, mais N.B. que les conférenciers parleront en anglais. Ce dit, il y aura une option de traduction chuchoté. Merci de votre compréhension. ******

Last year, most of the world agreed on the Paris climate accord to limit carbon emissions to 2 degrees of global temperature increase. At the same time, little concrete policy has been undertaken here in Canada, and in some cases, we are losing momentum. As the government of Quebec opens up the province’s rivers and lakes to oil and gas exploration, and the Caisse de dépôt et placement du Québec (a major institutional investor that holds almost 300 billion dollars in assets and manages multiple pensions) has recently increased its investments in coal, petroleum, and gas to more than 16 billion dollars, we cannot stand idly by and wait.

Unfortunately, major institutional investors like the Caisse play a powerful role in encouraging the viability of a fossil-powered business model. Yet, the fossil economy is not only becoming rapidly obsolete, it is grossly unjust to the communities whose lands are sacrificed and to future generations whose lives are compromised for short-term financial gains. The irony is that while all Quebeckers supposedly benefit from the Caisse’s carbon investments through our pensions, that money is simultaneously driving the degradation of our climate, our planet, and some of the most vulnerable people.

To put a human face on the more than 16 billion dollars of Caisse investments in the fossil fuel industry, Climate Justice Montreal is inviting two indigenous land defenders to Montreal with concrete experiences speaking out and taking direct action against fossil fuel extraction in native lands.

Cheryl Maloney, president of the Nova Scotia Native women’s association, was leading at the frontlines in resistance against natural gas extraction by AltonGas. The company, a subsidiary of AltaGas in which the Caisse has 53 million dollars invested, had planned to release salt brine–a by-product of natural gas extraction–into the nearby Shubenacadie River that has been an important source of sustenance and cultural pride for the Mi’kmaq people for thousands of years. Cheryl will speak of how protests heated up last year when water protectors built a “Treaty Truck House” to assert her people’s constitutional rights to hunt and fish unhindered.

Freddy Stoneypoint of Sagamok Anishinawbek First Nation is a Carleton University student and indigenous rights activist. Along with the Bawating water protectors (of Sault-Sainte Marie), Idle No More, and Defenders of the Land, Freddy helped organize Unsettle Canada’s 150 in Ottawa this past July. Also, Freddy was arrested in August while participating in a direct action camp (“camp de la rivière York”) to block the Quebec-based company Junex from accessing their fracking drill pads. The Caisse has more than 5 million invested in Junex, and the crown corporation Investissement Quebec has invested more than 20 million dollars. Freddy will speak about his recent engagements as land defender and water protector.

In the face of the unrefutable scientific claims and the experience of frontline communities regarding the critical situation facing our climate, institutional investors like the Caisse are slowly re-considering the place of fossil fuels in their portfolio. That said, they are slow to take action and need some encouragement. For that reason, Climate Justice Montreal and its allies demand that the Caisse de dépôt et placement du Québec:

1. Withdraw all their investments in fossil fuel companies (companies that are primarily
involved in the extraction or sale or transport of fossil fuels) within three years.
2. Immediately refuse to fund any further fossil fuel infrastructure.
3. Affirm the sovereignty of indigenous nations and their rights to control (and refuse)
resource development on their territory, and to not invest in companies that are infringing
on those rights.

The Get Off My Caisse panel is an opportunity to further the coalition-led campaign Sortons la Caisse that was launched in September to pressure the Caisse to divest from their fossil fuel investments. Divestment is a strategic way to weaken the fossil fuel industry and pressure institutions to fund renewable, community-driven energy projects that do not degrade our atmosphere and living systems. The divestment movement started by students is growing far beyond the university. Putting pressure on the CDPQ to divest amplifies the signal to other investors that our economy must find a way to balance making useful stuff, feeding people, and protecting our planet. All people with pension plans and insurance policies have reason to relate to this campaign. We may all wish to enjoy our retirement with a minimum of comfort, but if that is to come at the expense of a livable climate, healthy plants and animals, and the security and rights of First Nations people, how can we sleep when justice is not being served?

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En décembre 2015, l’Accord de Paris sur le climat a été adopté par une forte majorité de pays dans le monde. Cet accord vise à contrôler les émissions de carbone afin de limiter à 2 degrés d’augmentation la température mondiale. Au moment où le gouvernement du Québec ouvre les rivières et les lacs de la province à l’exploration pétrolière et gazière, et que la Caisse de dépôt et placement du Québec – un investisseur institutionnel majeur qui détient près de 300 milliards de dollars d’actifs et gère des pensions multiples – a accru ses investissements dans les secteurs du charbon, du pétrole et du gaz pour atteindre cette année les 16 milliards de dollars, il devient impératif d’agir pour contribuer à atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris.
Les investisseurs institutionnels tel que la Caisse jouent un rôle important en soutenant la viabilité d’un modèle d’entreprise basé sur les énergies fossiles, un modèle qui devient rapidement obsolète. Surtout, ce modèle est injuste pour les communautés dont les terres sont sacrifiées et inéquitable pour les générations futures, dont les vies sont compromises pour des gains financiers à court terme. L’ironie est que, bien que tous les Québécois profiteront des investissements de la Caisse grâce aux pensions, cet argent entraîne simultanément la dégradation de notre climat, de notre planète et des personnes les plus vulnérables.
Afin de mettre un visage humain sur les investissements de plus de 16 milliards de dollars de la Caisse dans l’industrie des combustibles fossiles, Justice Climatique Montréal accueille deux défenseurs des terres autochtones à Montréal, qui participent à la lutte contre l’extraction de combustibles fossiles dans les terres indigènes afin qu’ils nous partagent leur expérience.
Cheryl Maloney, présidente de l’Association des femmes autochtones de la Nouvelle-Écosse, menait à la pointe de la résistance à l’extraction de gaz naturel par Alton Gas. Cette société, une filiale d’AltaGas dans laquelle la Caisse a investi 53 millions de dollars, avait prévu libérer de la saumure salée — un sous-produit de l’extraction de gaz — dans la rivière Shubenacadie, une source importante de subsistance et de fierté culturelle pour les Mi’kmaq depuis des milliers d’années. Cheryl nous parlera des tensions qui ont caractérisé les protestations l’année dernière, lorsque les protecteurs de l’eau ont construit une « Maison de camions des traités » pour affirmer les droits constitutionnels de leur peuple de chasser et de pêcher sans entraves.
Freddy Stoneypoint de la Première nation de Sagamok Anishinawbek est un étudiant de l’Université Carleton. Il a, avec les protecteurs de l’eau Bawating (Sault Saint-Marie), Idle No More et Defenders of the Land, aidé à organiser Unsettle Canada 150. Au cours de l’été 2017, Freddy a été arrêté en participant à un camp d’action directe, le « camp de la rivière York », pour empêcher la société québécoise Junex d’accéder à ses foreuses, utilisées pour la fracturation hydraulique. La Caisse a investi plus de 5 millions dans Junex. La société d’État Investissement Québec a quant à elle injecté plus de 20 millions de dollars dans cette entreprise. Freddy parlera de ses récents engagements en tant que défenseur foncier et protecteur de l’eau.
Compte tenu des affirmations scientifiques irréfutables et de l’expérience des communautés de première ligne en ce qui concerne la situation critique de notre climat, les investisseurs institutionnels comme la Caisse révisent lentement la place des combustibles fossiles dans leur portefeuille. Cela dit, ils sont lents à agir et ont besoin d’encouragement. Pour cette raison, Justice Climatique Montréal et ses alliés exigent que la Caisse de dépôt et placement du Québec:

1. Retire tous ses investissements dans des entreprises de combustibles fossiles (entreprises principalement impliquées dans l’extraction, la vente ou le transport de combustibles fossiles) d’ici trois ans.
2. Refuse dès maintenant de financer toute autre infrastructure liée aux combustibles fossiles.
3. Affirme la souveraineté des nations autochtones et reconnaisse leurs droits de contrôler – et de refuser – le développement des ressources sur leur territoire. Elle doit aussi s’engager à ne pas investir dans des entreprises qui enfreignent ces droits.
Le désinvestissement est un moyen stratégique pour affaiblir l’industrie des combustibles fossiles. Ce mouvement, initié par les étudiants, dépasse largement le contexte universitaire. Exercer une pression sur la CDPQ et l’inviter à désinvestir enverra le signal à d’autres investisseurs que notre économie doit trouver un moyen d’équilibrer les services utiles qu’elle nous rend, de fournir des moyens de subsistance à la population, et de protéger notre planète. Toutes les personnes ayant des régimes de retraite et des polices d’assurance ont des raisons de s’impliquer dans cette campagne. Bien que nous souhaitons tous profiter d’une retraite avec un minimum de confort, cela ne peut se faire au détriment d’un climat viable, des plantes et des animaux ainsi que de la sécurité et des droits des Premières nations. Comment pouvons-nous dormir lorsque la justice n’est pas servie?

Détails

Date :
octobre 12
Heure :
18 h 00 min - 20 h 30 min
Site Web :
https://www.facebook.com/events/350563022033720/

Organisateur

Climate Justice Montreal – Justice Climatique Montréal

Lieu

3480 Rue McTavish, Montréal, QC H3A 0E7, Canada

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