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Le Front commun pour la transition énergétique lance ses ateliers Montréal ZéN

Montréal, le mercredi 17 mars 2021 – Le Front commun pour la transition énergétique (FCTÉ) s’allie à des organismes clés de cinq arrondissements montréalais pour lancer les ateliers Montréal ZéN (zéro émission nette), une série de trois activités virtuelles de formation et de mobilisation qui seront offertes aux citoyennes et citoyens des arrondissements d’Ahuntsic-Cartierville, Lachine, Mercier‒Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord et Rosemont entre le 23 mars et le 29 avril 2021.  Une séance conjointe de récolte clôturera la série le 13 mai 2021.  lire la suite


Le Front commun pour la transition énergétique publie sa Feuille de route pour un Québec zéro émission nette

Montréal, le mardi 10 novembre 2020 − C’est avec une grande fierté que le Front commun pour la transition énergétique lance aujourd’hui la version 2.0 de sa Feuille de route pour la transition du Québec vers la carboneutralité. Le Front commun pour la transition énergétique regroupe près de 90 organismes citoyens, environnementaux, syndicaux, communautaires et étudiants représentant plus de 1,8 million de personnes, soit plus de 2 Québécois.es sur 10 et près de la moitié de la population active du Québec. 

Une « contribution incontournable » de la société civile  

L’ouvrage de 124 pages publié aujourd’hui se présente comme une « contribution incontournable » de la société civile à la réflexion sur la prise en charge collective de la crise climatique. Combinant les critères du Front commun pour une transition énergétique porteuse de justice sociale et les connaissances les plus à jour sur le climat et la transition, il propose une approche cohérente et transformationnelle ainsi qu’une responsabilisation des acteurs à toutes les échelles − gouvernementale, organisationnelle et citoyenne. Résultant des travaux de plus de 190 personnes appartenant à 85 organisations différentes et à une vingtaine de départements, chaires de recherches ou facultés d’une douzaine d’universités, il a aussi accueilli des perspectives autochtones.  lire la suite 


Déclaration de solidarité pour diffusion immédiate – 24 février 2020

English follows

Des organisations québécoises membres du Front commun pour la transition énergétique se déclarent officiellement solidaires du peuple Wet’suwet’en

Des organisations membres du Front commun pour la transition énergétique se déclarent solidaires de la Première Nation des Wet’suwet’en. Nous exprimons officiellement notre soutien à ce peuple souverain et le remercions de préserver avec grande détermination son territoire traditionnel au bénéfice des générations futures.  lire la suite

2019

Pour un Québec « zéro émission nette »

Lettre ouverte parue dans Le Devoir le 1er octobre 2019

Le 27 septembre dernier, à l’appel des étudiants du monde entier, des centaines de milliers de personnes ont pris d’assaut les rues du Québec lors d’une manifestation sans précédent pour le climat. Bien que ces moments de solidarité soient galvanisants, leurs lendemains sont parfois angoissants alors qu’on se demande « et maintenant, quoi ? ».

Reconnaissant que tout délai nous impose des contraintes de plus en plus insurmontables, les membres du Front commun pour la transition énergétique, dont nous faisons partie, se sont attelés à la tâche de trouver des réponses. 

Une vision d’un Québec ZéN

Pour arriver à proposer les actions à initier dès aujourd’hui, nous avons commencé par élaborer une vision du Québec souhaité, un Québec « zéro émission nette » (ZéN) qui éviterait l’emballement climatique. 

Dans ce Québec ZéN, les besoins énergétiques auront diminué radicalement et l’énergie consommée sera renouvelable à presque 100 %. Les collectivités auront la capacité d’entretenir par elles-mêmes la quasi-totalité des systèmes qui soutiennent leur mode de vie. La circulation routière sera fluide et la mobilité améliorée, y compris en région rurale. L’achat local sera roi et la circularité des matières sera devenue la norme en industrie. Les sols agricoles seront en santé et plus de 80 % du contenu de notre assiette proviendra du Québec. Chacun·e – individu et entreprise – tendra vers le zéro déchet.

Ce Québec sera paisible car des efforts financiers de temps de crise auront été faits à temps. La transition se sera réalisée de manière progressive et ordonnée, évitant ainsi le chaos social et économique qui aurait inévitablement accompagné l’emballement climatique. Axée sur la satisfaction des besoins plutôt que sur l’accumulation débridée, l’économie sera plus saine. 

Se donner les moyens de ses ambitions

Loin d’être une utopie, le Québec ZéN proposé par le Front commun est une vision qui nous permet d’identifier les jalons à poser pour l’atteindre – et d’éviter de gaspiller en fausses solutions un temps que nous n’avons plus. Cette vision n’est ni optimiste, ni pessimiste : elle vise simplement à cerner ce qui est nécessaire et à proposer des chemins cohérents pour le réaliser.

Dans le contexte actuel d’écoanxiété et d’urgence réelle, nous tenions à nous distancier des sirènes de la pensée positive, du « réalisme » comptable et du climatoscepticisme qui rivalisent pour tenter de nous rassurer en nous berçant de solutions miracles, de « seuils de faisabilité » ou de voies d’évitement. Nous avons plutôt choisi de cibler les racines de la crise et de fournir des balises conséquentes pour guider tous les aspects de la transition – techniques et politiques mais aussi, de droits humains et de justice sociale. Ces balises, tout comme notre vision d’un Québec ZéN, se trouvent dans la version 1.0 de notre Feuille de route pour la transition du Québec vers la carboneutralité, rendue publique lundi  et déposée dans le cadre de la consultation du gouvernement du Québec sur son Plan d’électrification et de changements climatiques (PECC).

Une transition énergétique porteuse de justice sociale

La transition doit être l’occasion de construire une société résiliente, plus égalitaire et viable sur le plan environnemental. Elle ne doit laisser personne derrière. Ainsi, le souci d’équité intergénérationnelle devra guider toutes nos décisions. Aussi indispensables et incontournables soient-elles, les nouvelles mesures réglementaires et écofiscales ne devront pas frapper injustement les groupes les plus vulnérables de la société, qui contribuent généralement le moins au réchauffement climatique. Les travailleurs et les travailleuses dont les emplois dépendent des énergies fossiles, tout comme les producteurs et productrices agricoles, devront être soutenus et accompagnés dans le cadre de stratégies structurantes visant à accélérer l’émergence d’une économie du 21e siècle. La transition ne devra jamais servir de prétexte à la violation des droits des collectivités visées par des projets d’extraction en lien avec l’électrification. Notre vision d’un Québec ZéN est aussi celle d’un Québec où les droits territoriaux autochtones seront respectés et où nous ferons notre juste part pour assurer des conditions de vie décentes aux réfugié.e.s climatiques d’ici et d’ailleurs. 

Un nécessaire dialogue 

La transition que nous proposons mène à un monde plus propre, plus convivial, beaucoup plus sécuritaire. Sa mise en œuvre adaptée aux différents contextes n’en sera pas moins exigeante. La profondeur des transformations à effectuer, dans les délais qui nous sont impartis, appelle donc à un véritable dialogue social. Non pas pour accepter des demi-mesures ou des contre-mesures qui nous feraient échouer, mais bien pour détecter les nœuds, les comprendre et travailler tous ensemble à les dénouer.

C’est à cela que Québec ZéN vous convie : accélérer la transition juste vers le Québec carboneutre de demain, à travers un dialogue que nous poursuivrons à l’intérieur de nos organisations, au cours des prochains mois, et que nous souhaitons élargir en allant à la rencontre des acteurs des autres sphères de la société québécoise.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Sénèque 

Carole Dupuis, porte-parole, Mouvement écocitoyen UNEplanète
Sonia Éthier, présidente, Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Maude Prud’homme, déléguée à la transition, Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)
Claude Vaillancourt, président, ATTAC-Québec
Odette Sarrazin, coordonnatrice, Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ)
Dominique Daigneault, présidente, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN 
Alain Marois, vice-président à la vie politique, Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
Jonathan Théorêt, directeur, GRAME
Joyce Renaud, présidente,Mobilisation climat Trois-Rivières (MCT)
Pierre Richard, Réalité Climatique Canada et Transition Capitale Nationale
Denise Laprise, porte-parole, Montmagny en transition
Monika Firl, vice-présidente, Coalition climat Montréal
Réal Lalande, coordonnateur, Action Climat Outaouais (ACO)
Mélanie Busby et Bruno Detuncq, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC)
Caroline Toupin, coordonnatrice, Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA)
Normand Beaudet, Centre de ressources sur la non-violence
Andréa Bacon-Therrien,  Action Environnement Basses Laurentides (AEBL)
François Geoffroy et Violaine Brisebois-Lavoie, porte-paroles, La Planète s’invite au Parlement
Pascal Bergeron, porte-parole, Environnement Vert Plus
Michel Lambert, directeur général, Alternatives
André-Yanne Parent, directrice générale, Projet de la réalité climatique Canada
Marie-Josée Renaud, coordonnatrice, Union paysanne
France Levert, présidente, Groupe Écosphère
Katherine Massam, porte-parole, Citoyens au Courant de Vaudreuil-Soulanges
Dominic Champagne, Pacte pour la transition

Membres du Front commun pour la transition énergétique

30 SEPTEMBRE 2019

COMMUNIQUÉ – Le Front commun pour la transition énergétique propose de s’unir pour construire un Québec ZéN

english version

Montréal, le lundi 30 septembre 2019 – Le Front commun pour la transition énergétique a donné ce matin le coup d’envoi de son projet « Québec ZéN » (zéro émission nette). Son objectif : accélérer la  transition juste vers le Québec carboneutre de demain à travers une démarche de dialogue social. Cette démarche s’appuie sur une Feuille de route dont la version 1.0 réunit les contributions des nombreux militants et militantes qui ont collaboré au projet au cours des derniers mois.  Cette version 1.0 a été rendue publique aujourd’hui et déposée dans le cadre de la consultation du gouvernement du Québec sur son Plan d’électrification et de changements climatiques (PECC). Elle servira d’ancrage pour les échanges approfondis que le Front commun souhaite avoir au cours des six prochains mois avec des acteurs clés de toutes les sphères de la société québécoise.

« Dans le contexte actuel d’urgence climatique, trois besoins pressants ressortent : une vision claire de ce que pourrait être un Québec “zéro émission nette”, des balises cohérentes pour identifier les chemins qui nous y mènent réellement et une responsabilisation des acteurs à toutes les échelles – collective, organisationnelle et individuelle » explique Carole Dupuis, porte-parole du Mouvement écocitoyen UNEplanète. « Le projet Québec ZéN vient créer un espace de dialogue social pour répondre rapidement et le plus collectivement possible à l’urgence climatique » ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN .  « Avec son membership rejoignant plus de 1,5 million de personnes des milieux environnementaux, citoyens, syndicaux et communautaires partout au Québec, le Front commun constitue un lieu de convergence naturel pour structurer ce dialogue et insuffler au mouvement de la transition juste une puissance à la hauteur des défis qui se posent », note Violaine Brisebois-Lavoie, porte-parole du mouvement La planète s’invite au Parlement.

Pour débloquer le passage vers un Québec ZéN, le Front commun propose de forger tous ensemble  une vision porteuse et de s’entendre sur des balises pour guider tous les aspects de la transition – techniques et politiques mais aussi, de droits humains et de justice sociale. « La transition doit être l’occasion de construire une société résiliente, plus égalitaire et viable au plan environnemental. Elle ne doit laisser personne derrière et c’est pourquoi nous plaçons les droits humains et la justice sociale au coeur de notre démarche », explique Tristan Ouimet-Savard, du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) . 

« Avec une vision partagée et des balises cohérentes, nous serons mieux à même d’identifier les actions prioritaires et d’éviter de gaspiller en poursuivant de fausses solutions un temps que nous n’avons plus. Certes, notre projet est audacieux mais il n’est pas irréaliste : au contraire,  il vise à convenir de ce qui est nécessaire et à prendre nos décisions en conséquence. » souligne Maude Prud’homme, déléguée à la transition énergétique du Réseau québécois des groupes écologistes.

Au terme des six mois du projet, une version enrichie de la Feuille de route sera rendue publique à l’occasion du Jour de la Terre, en avril 2020. « Face à l’urgence climatique, ce sont les virages que nous prenons aujourd’hui qui feront la différence. Tout va se jouer dans la décennie 2020 et il faut impérativement atteindre la carboneutralité le plus tôt possible, conclut Patrick Bonin, responsable de la campagne climat et énergie de Greenpeace. Le Front commun, grâce à l’ampleur et à la diversité de son membership, est en bonne position pour dynamiser cette transition. »

Consulter la Feuille de route pour la transition du Québec vers la carboneutralité, version 1.0

Pour plus d’information et demandes d’entrevues

Éliane Legault-Roy, relationniste

Cell. : (514) 692-4762

eliane@beteferoce.com


27 SEPTEMBRE 2019

AVIS MÉDIAS – Le Front commun pour la transition énergétique donne le coup d’envoi de Québec ZéN

Montréal, le vendredi 27 septembre 2019 – Le Front commun pour la transition énergétique convie les représentant·e·s des médias à un briefing technique suivi d’une conférence de presse marquant le coup d’envoi de son projet Québec ZéN (« zéro émission nette »).

Des porte-paroles de l’organisme – dont les membres rassemblent 1,5 million de Québécois·e·s des milieux environnementaux, citoyens, syndicaux et communautaires – présenteront le projet dont l’objectif est d’accélérer la transition juste vers le Québec carboneutre de demain à travers une démarche de dialogue social.

Quoi : Briefing technique

Présentation par des spécialistes de la Feuille de route pour un Québec ZéN qui sera déposée lundi dans le cadre de la consultation du gouvernement du Québec sur son Plan d’électrification et de changements climatiques (PECC).

Quand : Lundi 30 septembre à 9h30 

 : Salle 201, Centre St-Pierre, 1212 Panet, Montréal

Quoi : Conférence de presse

Coup d’envoi médiatique du projet avec  porte-paroles des secteurs environnemental, citoyen, syndical et communautaire

Quand : Lundi 30 septembre à 10h30

 : Salle 204, Centre St-Pierre, 1212 Panet, Montréal

– 30 –

Pour plus d’information et demandes d’entrevues

Éliane Legault-Roy, relationniste

Cell. : (514) 692-4762

eliane@beteferoce.com   


25 JUIN 2019

Plan d’électrification et de changements climatiques : le Front commun pour la transition énergétique demande une démarche plus exhaustive et une période de consultation qui ne se limite pas à l’été

Montréal, le 25 juin 2019 – Tout en se réjouissant du lancement de la démarche menant au prochain Plan d’électrification et de changements climatiques (PÉCC) annoncé par le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques le 18 juin dernier, le Front commun pour la transition énergétique fait valoir que cette démarche devrait être beaucoup plus exhaustive afin de mener à un plan complet et cohérent. Il souligne aussi que la période de consultation de la population et de dépôt des mémoires devrait inclure au moins le mois de septembre et non se limiter au mois d’août, alors qu’une grande partie des gens sont encore en vacances ou en reviennent tout juste.

Regroupant plus de 60 organisations citoyennes, environnementales, syndicales et communautaires, le Front commun pour la transition énergétique félicite le gouvernement du Québec d’avoir créé des groupes de travail diversifiés, incluant notamment des jeunes, pour se pencher sur cinq thématiques. Il souligne toutefois qu’outre les thèmes retenus – l’électrification, l’aménagement du territoire et l’adaptation aux changements climatiques, les bioénergies, le financement et la jeunesse – , la transition doit aussi se faire sur plusieurs autres fronts incontournables, à commencer par la sobriété énergétique qui devrait figurer en tête des stratégies de lutte au réchauffement climatique.

La restauration des sols, les pratiques agricoles, la reforestation, l’autosuffisance alimentaire et l’écologisation de l’alimentation font également partie des déterminants de la transition à aborder sans tarder, dans l’optique d’une progression rapide vers une société à zéro émission nette, tout comme la relocalisation et la circularité de l’économie, la décarbonisation des procédés industriels et des bâtiments ainsi qu’une réduction radicale des déchets à la source. Les enjeux touchant la gouvernance de la transition, la redevabilité, l’écofiscalité progressive, la protection des populations vulnérables, l’accompagnement de la main d’œuvre touchée par la sortie des énergies fossiles et l’accueil des migrants doivent aussi être pris en compte dès maintenant afin d’éviter une transition à la pièce, incohérente ou menant à des tensions sociales. Le Front commun réclame que ces enjeux soient inclus d’emblée dans les travaux menant au futur PECC et y fassent l’objet de stratégies claires et ambitieuses afin d’assurer une transition harmonieuse vers une société carboneutre plus résiliente et plus juste. 

Le Front commun espère également que le gouvernement Legault rompra avec l’habitude du précédent gouvernement d’obliger la population à se mobiliser pendant l’été ou les vacances de fin d’année pour se faire entendre sur des sujets environnementaux importants. Il demande au ministre de prolonger la période de consultation du public au moins jusqu’à la fin de septembre 2019, afin que les personnes et groupes intéressés aient le temps de s’y préparer et que l’exercice ne passe pas inaperçu dans les médias. 


19 AVRIL 2019

Forages pétroliers et gaziers : le gouvernement Legault ne doit pas céder aux pressions des lobbyistes

Le Front commun pour la transition énergétique, le Pacte pour la Transition, Greenpeace Canada et plusieurs autres groupes ont uni leurs voix pour demander au Premier Ministre François Legault de ne pas céder aux pressions des compagnies qui tentent de faire lever l’interdiction de la fracturation du schiste, la formation rocheuse riche en gaz très répandue dans les basses-terres du Saint-Laurent, ainsi que l’interdiction des forages dans trois baies emblématiques de la Gaspésie.

Ces restrictions font partie des règlements d’application de la Loi sur les hydrocarbures qui ont pris effet le 20 septembre 2018. En novembre dernier, Questerre Energy s’était tournée vers les tribunaux pour en obtenir l’abolition mais on a appris hier que la gazière albertaine a récemment demandé et obtenu la suspension des procédures.

Des concessions en voie de négociation?

« Questerre a-t-elle renoncé à l’action en justice parce qu’elle s’attend à des concessions de la part du gouvernement?, s’interroge André Bélisle de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique. C’est un scénario plausible et troublant quand on sait que les lobbyistes de la gazière sont très actifs à Québec et dans les régions ciblées ces temps-ci. »

Une recherche dans le Registre des lobbyistes du Québec révèle en effet que deux compagnies du secteur des énergies fossiles, Questerre Energy et Utica Resources Inc., sont engagées dans des démarches visant à faire modifier les règlements de la Loi sur les hydrocarbures. Les mandats inscrits au Registre précisent que le président de Questerre Energy, Michael Binnion, le porte-parole de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Éric Tétrault, le porte-parole d’Utica Resources, Mario Lévesque et leurs collaborateurs ont pour mission de cibler des élus municipaux, des ministres et leurs fonctionnaires et même le Premier Ministre dans l’espoir de les influencer en leur faveur.

« Les citoyens qui pourraient se retrouver avec ces projets dans leur environnement n’ont pas accès, eux, au Premier Ministre pour lui rappeler que l’acceptabilité sociale n’est pas là, s’indigne Patrick Bonin de Greenpeace Canada. Même si leur eau, leur air, leur santé, leurs paysages et leur qualité de vie sont menacés, ils ne sont pas informés de ce qui se discute entre l’industrie et les décideurs publics derrière des portes closes. Nous demandons à Monsieur Legault de dire clairement qu’il a l’intention de maintenir les restrictions et même de les augmenter. »

Les Baies gaspésiennes dans la mire des pétrolières

Dans son action en justice, Questerre visait entre autres le retrait de l’interdiction des forages dans la baie de Gaspé, la baie des Chaleurs et la baie de la Malbaie. « L’idée de forer et fracturer ces baies grandioses est grotesque. En plus, Questerre n’a même pas de permis en Gaspésie : pour qui travaille-t-elle?  » demande Pascal Bergeron, du groupe gaspésien Environnement Vert Plus.

Sortir des hydrocarbures

Selon Carole Dupuis, du Mouvement écocitoyen UNEplanète, le Québec doit tourner le dos à l’extraction pétrolière et gazière une bonne fois pour toutes. « L’urgence climatique exige que nous ayons diminué nos émissions de CO2 d’au moins 50 % d’ici 2030 et d’avoir atteint la neutralité carbone bien avant 2050, souligne-t-elle. L’extraction de pétrole et de gaz en sol québécois n’a aucune place dans un scénario de réussite de cette transition ».

« La fausse distinction entre pétrole et gaz, qu’on tente de créer artificiellement en prétendant que l’un est sale et l’autre propre, ne tient pas la route.  La notion de « gaz propre » que Questerre avance pour justifier ses projets de fracturation, dans la Forêt seigneuriale de Joly et ailleurs, ne fonctionne pas non plus. Qu’il s’agisse de gaz de schiste produit dans l’Ouest ou extrait ici, on a toujours affaire à du gaz fossile aux multiples impacts sur le climat, sur l’air et sur l’eau. Gaz de schiste ou GNL, c’est noir bonnet ou bonnet noir », a pour sa part déclaré Christian Simard de Nature Québec.

« L’électricité propre et renouvelable à 100 % fait la fierté des Québécois, conclut Dominic Champagne, porte-parole et instigateur du Pacte pour la Transition. Laissons les énergies fossiles aux dinosaures et poursuivons plutôt dans la voie que nous avons choisie.  Le Québec a tout ce qu’il faut pour devenir une plaque tournante incontournable en solutions énergétiques de l’avenir. »

SIGNATAIRES

Dominic Champagne, Le Pacte pour la Transition

Patrick Bonin, Greenpeace Canada

Odette Sarrazin, Regroupement vigilance hydrocarbures Québec

François Geoffroy, La Planète s’invite au Parlement

Alain Marois, Fédération autonome de l’enseignement

Anouk Nadeau-Farley, Fondation Coule pas chez nous

Éric Ferland, Groupe ÉCOSPHÈRE

Christian Simard, Nature Québec

André Bélisle, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique

Michel Jetté, Groupe mobilisation

Carole Dupuis, Mouvement écocitoyen UNEplanète

Pascal Bergeron, Environnement Vert Plus

Cėline Lachapelle, Action Environnement Basses Laurentides

Matthew Chapman, Coalition Climat Montréal

André-Yanne Parent, Projet de la réalité climatique Canada

Benoit St-Hilaire, Prospérité Sans Pétrole

Alexandre Thibodeau, Déclarations Climatiques

Hélène Boily, Transition Capitale-nationale

Martin Poirier, NON à une marée noire dans le Saint-Laurent

Denise Laprise, Montmagny en transition


2015-2018


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