Montréal, le 12 novembre 2025 — Face à l’affirmation du premier ministre François Legault selon laquelle la transition énergétique serait selon lui reportée de quatre ans, le Front commun pour la transition énergétique rappelle que la lutte contre les changements climatiques et la nécessaire transformation de notre modèle énergétique ne peuvent s’accommoder d’aucun délai.
Le premier ministre Legault cite notamment les incertitudes internationales. Cette prise de position crée un décalage préoccupant : alors que l’urgence climatique se fait plus pressante et que l’effort de transformation doit s’accélérer, reporter les mesures affaiblit notre crédibilité et notre capacité d’action. Au contraire, la situation internationale doit nous appeler à être à la hauteur pour lutter contre les crises actuelles. Le Québec dispose des moyens, des ressources et des responsabilités pour aller de l’avant, dès maintenant.
Une transition énergétique rapide indispensable
Sur le plan environnemental, nous ne pouvons nous permettre de différer les mesures. Chaque retard nous empêche dangereusement de garder une hausse des températures sous la barre de +1,5°C voire +2°C. Le temps presse.
Sur le plan économique, les investissements dans les énergies renouvelables, la sobriété, l’efficacité énergétique, l’électrification des transports et des bâtiments sont autant d’occasions de création d’emplois, de leadership technologique et de développement régional. Il ne faut pas non plus négliger les coûts astronomiques de l’inaction auxquels nous faisons déjà face chaque année causés par les événements météorologiques extrêmes.
Sur le plan social, la transition énergétique bien menée peut renforcer la justice énergétique, réduire la dépendance aux énergies fossiles et améliorer la qualité de vie de la population.
Nous demandons :
- Que le gouvernement du Québec propose un calendrier concret de sortie graduelle et prévisible, mais rapide, des énergies fossiles.
- Pour y arriver, ce plan de sortie des énergies fossiles doit s’accompagner d’un vrai plan de décarbonation de l’économie abordant la sobriété et l’efficacité énergétique, la mobilité électrique ainsi que la rénovation des bâtiments. Les retombées positives d’un tel plan pour l’économie québécoise sont évidentes.
- Que les choix de société entourant la production et la consommation d’énergie soient faits avec la population et de manière démocratique.
La transition énergétique n’est pas un luxe différable, c’est une nécessité immédiate. Nous appelons le gouvernement à rétablir un cap ambitieux et clair, pour le bien-être de cette génération et des suivantes.
« Une réelle transition énergétique ne signifie pas de saisir uniquement les opportunités d’affaires pour augmenter la production industrielle. Nous devons aller de l’avant avec une transition sociale et écologique impliquant des transformations pour décarboner les transports, les bâtiments et les industries. Ce leadership ne doit pas être tributaire des reculs des États-Unis », souligne Myriam Thériault, présidente du conseil d’administration du Front commun pour la transition énergétique.
Au front commun pour la transition énergétique, nos 80 membres sont mobilisés autour de la mise en place d’un système énergétique décarboné qui respectera les capacités de support des écosystèmes. La transition, il faut la faire, et maintenant.
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